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title: "Financer une formation IA en France : ce que l’État paie réellement"
description: "Le plan national Osez l’IA prend en charge une part du coût d’un diagnostic, c’est-à-dire une prestation de conseil, et non la formation de vos salariés. Le dispositif Transitions collectives, encore recommandé par de nombreux articles, a été supprimé le 1er février 2026. Ce que dit chaque source publique, avec sa date de vérification."
url: "https://ainora.lt/fr/blog/financement-formation-ia-france"
published: "2026-09-06"
author: "Justas Butkus"
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# Financer une formation IA en France : ce que l’État paie réellement

> **L’essentiel**
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> **Le plan national de diffusion de l’IA dans les entreprises françaises finance du conseil, pas la formation de vos salariés** : dans le cadre d’Osez l’IA, la Direction générale des entreprises décrit les Diagnostics Data IA comme une prestation de huit jours-hommes, d’un coût de 10 000 euros hors taxes, prise en charge à hauteur de 40 % par France 2030. **Et le dispositif que de nombreux articles recommandent encore pour financer une reconversion collective, Transitions collectives, a été supprimé le 1er février 2026** et remplacé par la période de reconversion, qui exige une sortie certifiante et n’est donc pas un véhicule de montée en compétences générale sur l’IA. Cette page dit ce que chaque source publique dit, avec sa date. Ceci constitue une information générale, pas un conseil juridique ni fiscal.

- **1er février 2026** - Entrée en vigueur de la période de reconversion, qui remplace Transitions collectives et la reconversion ou promotion par alternance (décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026, JORF n° 0026)
- **40 %** - Part du coût d’un Diagnostic Data IA prise en charge par France 2030, selon la Direction générale des entreprises (Source: Direction générale des entreprises - https://www.entreprises.gouv.fr/priorites-et-actions/transition-numerique/soutenir-le-developpement-de-lia-au-service-de-0)
- **8 jours-hommes** - Volume de la prestation de Diagnostic Data IA : du conseil, pas un parcours de formation (Source: Direction générale des entreprises - https://www.entreprises.gouv.fr/priorites-et-actions/transition-numerique/soutenir-le-developpement-de-lia-au-service-de-0)
- **Accord du salarié** - Condition pour mobiliser le compte personnel de formation : l’employeur ne peut pas l’imposer (service-public.fr, vérifié le 27 juin 2026)

La requête « financement formation IA entreprise » ramène en France une abondance de pages qui listent des dispositifs. Le problème n’est pas leur nombre, c’est leur fraîcheur : plusieurs recommandent des mécanismes fermés, et l’un des plus cités a été formellement supprimé au début de l’année. Cette page ne cherche donc pas à allonger la liste. Elle répond à la question réelle, qui est de savoir ce qu’un employeur français peut effectivement obtenir aujourd’hui, et ce qui n’existe plus.

## L’État finance-t-il la formation de vos salariés à l’IA ?

Pas par son plan IA. Le programme phare de l’État en direction des PME et ETI, Osez l’IA, prend en charge une part du coût de prestations de **diagnostic et d’accélération**, c’est-à-dire d’accompagnement et de conseil. Il ne prend pas en charge la formation du personnel d’une entreprise à l’usage de l’IA. C’est une distinction de nature et non de degré : le bénéficiaire achète des jours de consultant, pas des heures de formation pour ses équipes.

Le financement de la formation professionnelle passe, lui, par un autre circuit, celui des opérateurs de compétences et du plan de développement des compétences, qui n’a jamais été un circuit spécifique à l’IA et ne l’est pas devenu. Et le principal dispositif de reconversion collective, régulièrement présenté comme la porte d’entrée pour financer une transformation liée à l’automatisation, n’existe plus sous ce nom depuis le 1er février 2026.

## Transitions collectives a été supprimé le 1er février 2026

C’est le point qui fait le plus de dégâts, parce que le dispositif reste très présent dans les contenus en ligne et dans les conversations. Le décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026, publié au Journal officiel n° 0026 du 31 janvier 2026, définit les modalités de la période de reconversion, nouveau dispositif créé par la loi, et supprime la reconversion ou promotion par alternance.

L’administration déconcentrée le dit sans détour. Une page de la DREETS Normandie, publiée le 19 août 2026, indique que « ce nouveau dispositif de transition, de promotion et de reconversion professionnelle, entré en vigueur le 1er février 2026, **remplace les dispositifs “Transitions collectives” et “Reconversion ou promotion par alternance”** ». La même page pose explicitement la question et y répond : « La reconversion ou promotion par alternance (Pro-A) Transitions collectives (Transco) demeurent-t-ils en vigueur ? », et y répond : « **Non**, le dispositif de période de reconversion se substitue ». La faute d’accord est dans l’original.

> **Le successeur existe, mais il ne sert pas à cela**
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> La **période de reconversion** est bien un dispositif tourné vers l’entreprise et financé par les opérateurs de compétences. Mais elle exige une **sortie certifiante** : un titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, un certificat de qualification professionnelle, ou des blocs de compétences. Elle n’est donc pas un véhicule pour une montée en compétences générale sur l’IA à l’intérieur des métiers existants, qui est précisément ce que cherchent les entreprises quand elles posent la question du financement.
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> Autrement dit, le dispositif dont on parle encore est supprimé, et celui qui le remplace ne répond pas au besoin exprimé. C’est une réponse décevante, mais c’est la bonne, et elle vaut mieux qu’une liste de portes fermées.

> **Comment cette erreur se produit, et comment nous l’avons évitée**
>
> Une note de méthode, parce qu’elle est instructive. Lors de la préparation de cette page, la première vérification a conclu que Transitions collectives était toujours ouvert, sur la foi d’une ligne budgétaire de 8 millions d’euros figurant dans une annexe au projet de loi de finances pour 2026. Cette conclusion était fausse, et elle a été corrigée. **Un document budgétaire n’est pas la preuve qu’un dispositif existe aujourd’hui** : il décrit une intention à un instant donné, souvent antérieure au texte qui a modifié le droit. C’est exactement le mécanisme par lequel des dispositifs supprimés continuent de circuler dans les contenus en ligne des mois après leur abrogation.

## Osez l’IA finance du conseil, pas de la formation

Osez l’IA est le plan national de diffusion de l’intelligence artificielle dans les entreprises. Il est vivant, ses guichets fonctionnent, et il n’a pas la forme que le marché lui prête. Un communiqué de la Direction générale des entreprises publié le 3 septembre 2026, soit trois jours avant nos vérifications, décrit les deux instruments principaux.

Sur les diagnostics : « Les Diagnostics Data IA […] prestation de 8 jours-hommes ; coût de 10 000 euros HT, avec une prise en charge de 40 % par France 2030. » Sur l’accompagnement collectif : « Les Accélérateurs IA […] des sessions de formation collectives et de la mise en réseau. […] Le coût est pris en charge à hauteur de 46% par France 2030. »

Les Accélérateurs comportent donc bien des sessions collectives, mais dans un format d’accompagnement de dirigeants et de mise en réseau, et non de formation des équipes d’une entreprise à leurs propres tâches. La lecture honnête est celle-ci : le plan finance la **décision** et le **cadrage**, pas la montée en compétences du personnel.

> **Une divergence entre deux sources publiques, signalée plutôt que masquée**
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> Deux sources de l’État donnent des paramètres différents pour le Diagnostic Data IA : la Direction générale des entreprises indique une prestation à 10 000 euros hors taxes prise en charge à 40 %, tandis qu’une autre plateforme publique, mise à jour en juin 2026, affiche une fourchette de coûts et un taux de prise en charge sensiblement plus élevé. Nous retenons le chiffre de la DGE, qui est l’administration porteuse du dispositif et la source la plus récente, et nous ne publions pas l’autre taux. Un lecteur qui monte un dossier doit se faire confirmer les paramètres applicables par l’opérateur du guichet au moment de sa demande.
>
>
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> [Source: Direction générale des entreprises](https://www.entreprises.gouv.fr/priorites-et-actions/transition-numerique/soutenir-le-developpement-de-lia-au-service-de-0)

## Chaque dispositif, son statut et sa source

Le tableau ci-dessous porte, pour chaque instrument, le statut constaté au 6 septembre 2026, ce qu’il finance réellement, et la source du constat. La colonne « ce qu’il finance » est la plus importante : plusieurs de ces dispositifs sont ouverts et sans rapport avec la formation.

| Dispositif | Statut au 6 septembre 2026 | Ce qu’il finance réellement | Source du constat |
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| Transitions collectives (Transco) | Supprimé | Plus rien. Remplacé au 1er février 2026 par la période de reconversion. | Décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026, JORF n° 0026 ; DREETS Normandie, 19 août 2026 |
| Reconversion ou promotion par alternance (Pro-A) | Supprimé | Plus rien. Même substitution que ci-dessus. | Décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026 ; DREETS Normandie, 19 août 2026 |
| Période de reconversion | Ouvert | Des parcours à sortie certifiante (titre RNCP, CQP, blocs de compétences), financés par les opérateurs de compétences. Pas une montée en compétences générale sur l’IA. | Décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026 |
| Osez l’IA, Diagnostics Data IA | Ouvert | Une prestation de conseil de 8 jours-hommes, prise en charge à 40 % par France 2030. Pas de la formation de salariés. | DGE, communiqué du 3 septembre 2026 |
| Osez l’IA, Accélérateurs IA | Ouvert | Un accompagnement collectif avec sessions et mise en réseau, pris en charge à 46 % par France 2030. Format dirigeants, pas formation métier. | DGE, communiqué du 3 septembre 2026 |
| Financement par un opérateur de compétences | Ouvert | De la formation, mais les fonds mutualisés sont réservés aux entreprises de 49 salariés au plus. | Vérification du 6 septembre 2026 |
| Plan de développement des compétences | En vigueur | Rien. Ce n’est pas une aide : c’est le cadre légal de la formation à l’initiative de l’employeur, à sa charge. Base légale : code du travail, art. L6321-1. | Code du travail, art. L6321-1, version en vigueur depuis le 26 octobre 2025 |
| Compte personnel de formation (CPF) | Ouvert | De la formation, mais c’est un droit individuel du salarié que l’employeur ne peut pas mobiliser sans son accord. | service-public.fr, vérifié le 27 juin 2026 |
| FNE-Formation | Fermé | Rien à ce jour. | Vérification du 6 septembre 2026 |
| Compétences et métiers d’avenir (France 2030) | Fermé | Même ouvert, il finançait des consortiums construisant une offre de formation, jamais la formation des salariés d’une entreprise. | Page ANR, dépôts clos le 1er décembre 2024 |

## Le CPF appartient au salarié, pas à l’employeur

C’est la confusion la plus fréquente dans les conversations commerciales, et elle mérite d’être corrigée nettement parce qu’elle fait perdre du temps aux deux parties. Le compte personnel de formation est un droit attaché à la personne. Un employeur ne peut ni le mobiliser à la place du salarié, ni exiger qu’il le mobilise pour financer une formation décidée par l’entreprise.

La formulation du service public est explicite : « Votre employeur ne peut donc pas vous imposer d’utiliser votre CPF pour financer une formation. Il faut votre accord. » La page portait la mention « Vérifié le 27 juin 2026 » lors de notre consultation.

Il en découle une conséquence pratique. Un prestataire qui propose de faire financer par le CPF une formation destinée à l’ensemble d’une équipe propose, en réalité, de solliciter individuellement chaque salarié pour qu’il consacre un droit personnel à un projet d’entreprise. C’est possible avec leur accord, ce n’est pas un mécanisme de financement d’entreprise, et cela ne devrait jamais être présenté comme tel.

## Ce qui reste réellement ouvert

Après élimination de ce qui est fermé et de ce qui ne finance pas de la formation, il reste trois portes, et il faut être précis sur ce que chacune permet.

- **L’opérateur de compétences dont dépend l’entreprise.** C’est la voie normale du financement de la formation en France. Les fonds mutualisés sont toutefois réservés aux entreprises de 49 salariés au plus, ce qui exclut du guichet mutualisé une grande partie des entreprises qui déploient de l’IA. Au-delà de ce seuil, la conversation avec l’opérateur porte sur d’autres leviers, variables selon la branche.
- **Le plan de développement des compétences.** Ce n’est pas une aide, c’est le cadre légal de la formation à l’initiative de l’employeur, régi par l’article L6321-1 du code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 26 octobre 2025 issue de la loi n° 2025-989. L’entreprise paie. L’intérêt de le nommer correctement est de cesser de chercher une subvention là où il n’y en a pas.
- **Les aides régionales.** Elles existent et varient fortement d’une région à l’autre. Nous avons repéré au moins une aide régionale réellement tournée vers la formation intra-entreprise à l’IA, en Bourgogne-Franche-Comté, mais uniquement dans une base d’aides nationale qui indique elle-même fournir des « données à titre indicatif », et nous n’avons pas pu la vérifier sur le site de la région. **Nous ne publions donc ni son taux ni ses conditions.** La démarche utile est de poser la question directement au conseil régional, dispositif par dispositif.

> **Une absence que nous ne pouvons pas affirmer**
>
> Nous n’écrivons pas qu’aucune aide régionale à la formation à l’IA n’existe en France. Une seule région a été examinée en détail, et nous n’avons pas ouvert les dispositifs des autres. Une affirmation d’absence est une affirmation comme une autre : elle exige la même preuve qu’un chiffre, et nous ne l’avons pas. Ce que nous pouvons écrire, c’est ce que nous avons vérifié, et à quelle date.
>
> Second constat de la même nature, plus étroit : le nom « Académie de l’IA » circule comme s’il désignait une plateforme lancée. Le mot « académie » n’apparaît sur aucune des trois pages officielles consultées, à savoir la page de présentation d’Osez l’IA mise à jour le 30 juillet 2026, le communiqué du 17 juin 2026 et le bilan à un an du 3 septembre 2026, et ce dernier ne rapporte rien sous l’axe consacré à la formation. Ce constat ne porte que sur ces trois pages, à cette date.

## L’appui européen gratuit, valable en France

Il existe une réponse européenne à la question « qui peut nous aider sans budget », et elle vaut en France comme dans les autres États membres. La Commission décrit le réseau des pôles européens d’innovation numérique, désormais présentés comme centres d’expérience pour l’IA, comme « more than 200 one-stop shops across Europe », précisant que neuf sur dix proposent déjà des services centrés sur l’IA, dont des formations, des ateliers et des bootcamps, et qu’ils « can assist as first help desk on the AI Act » ([Commission européenne, questions-réponses sur la maîtrise de l’IA](https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/faqs/ai-literacy-questions-answers)).

Deux précautions sur ces chiffres. Ils sont la description que la Commission fait de son propre réseau, pas le résultat d’une étude indépendante, et nous les attribuons comme tels. Par ailleurs, la Commission présente son AI Skills Academy au futur, « It will offer education and training programmes on AI », ce qui invite à vérifier l’état réel de l’offre avant d’y inscrire quiconque.

Enfin, la Commission met à disposition un répertoire vivant de pratiques de maîtrise de l’IA, gratuit, contenant « more than 40 AI literacy initiatives implemented by companies and the public sector », en précisant que reproduire ces pratiques « does not automatically grant presumption of compliance with Article 4 ». C’est une ressource pour s’inspirer, pas un raccourci de conformité.

## Limites de cette vérification

Cette page dit ce qu’elle a vérifié et signale ce qu’elle n’a pas pu vérifier. Trois limites doivent être connues.

- **Deux sites publics français ont été inaccessibles.** economie.gouv.fr et travail-emploi.gouv.fr ont opposé un blocage de type CAPTCHA à toutes les tentatives d’ouverture automatisée, sur toute la durée des vérifications. Les faits qui en dépendaient ont été repris d’autres sources publiques portant sur la même matière, ou n’ont pas été publiés.
- **Légifrance n’est pas ouvrable par un client automatisé** : il renvoie une erreur 403, son moteur de recherche est une application monopage et son interface de programmation exige une authentification. Le décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026 est donc cité par sa référence officielle au Journal officiel, et non par un lien, et son contenu est corroboré par la page de la DREETS Normandie du 19 août 2026, ouverte directement.
- **Aucune conclusion nationale n’est tirée sur les aides régionales.** Une région a été examinée, quinze ne l’ont pas été.

Nous préférons publier ces limites que de présenter une source bloquée comme fraîchement vérifiée. C’est la même exigence que celle appliquée à notre [audit de l’article 4 du règlement IA](/fr/blog/reglement-ia-article-4-litteratie-ia), où l’absence de décret français de désignation est présentée comme une convergence de sources et non comme un dépouillement exhaustif du Journal officiel.

> **Ce que cela change pour un budget de déploiement**
>
> La conclusion pratique n’est pas décourageante, elle est simplement différente de celle qu’on attendait. Un projet d’IA en entreprise se budgète comme un projet, pas comme une formation subventionnée : l’État peut prendre en charge une part du cadrage par un diagnostic, la formation des équipes relève du plan de développement des compétences ou du guichet de l’opérateur de compétences pour les structures de 49 salariés au plus, et rien dans ce circuit n’est spécifique à l’IA. Chercher une subvention IA pour de la formation revient à chercher une porte qui n’a pas été construite.
>
> C’est aussi pourquoi nous traitons la formation comme une partie du déploiement plutôt que comme une ligne séparée, ce que décrit la page [formation IA pour entreprises](/fr/formation-ia-pour-entreprises).

## Questions fréquentes

**Transitions collectives est-il encore en vigueur ?**

Non. Le décret n° 2026-39 du 28 janvier 2026, publié au Journal officiel n° 0026 du 31 janvier 2026, a créé la période de reconversion et supprimé la reconversion ou promotion par alternance. Une page de la DREETS Normandie publiée le 19 août 2026 indique que le nouveau dispositif, entré en vigueur le 1er février 2026, remplace Transitions collectives et Pro-A, et répond « Non » à la question de savoir si ces dispositifs demeurent en vigueur. De nombreux contenus en ligne les recommandent pourtant encore.

**La période de reconversion peut-elle financer une montée en compétences sur l’IA ?**

Rarement, et pas sous cette forme. Le dispositif est bien tourné vers l’entreprise et financé par les opérateurs de compétences, mais il exige une sortie certifiante : titre inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, certificat de qualification professionnelle, ou blocs de compétences. Une montée en compétences générale sur l’usage de l’IA à l’intérieur des métiers existants n’entre pas dans ce cadre.

**Osez l’IA finance-t-il la formation de mes salariés ?**

Non, il finance du conseil. La Direction générale des entreprises décrit les Diagnostics Data IA comme une prestation de 8 jours-hommes, d’un coût de 10 000 euros hors taxes, prise en charge à hauteur de 40 % par France 2030. Les Accélérateurs IA comportent des sessions collectives et de la mise en réseau, prises en charge à 46 %, mais dans un format d’accompagnement de dirigeants et non de formation des équipes à leurs propres tâches. Les paramètres doivent être confirmés auprès de l’opérateur du guichet au moment de la demande. (Source: DGE, communiqué du 3 septembre 2026 - https://www.entreprises.gouv.fr/priorites-et-actions/transition-numerique/soutenir-le-developpement-de-lia-au-service-de-0)

**Puis-je faire financer une formation IA par le CPF de mes salariés ?**

Seulement avec leur accord individuel, et ce n’est pas un mécanisme de financement d’entreprise. Le compte personnel de formation est un droit attaché à la personne. Le service public le formule ainsi, sur une page portant la mention « Vérifié le 27 juin 2026 » : « Votre employeur ne peut donc pas vous imposer d’utiliser votre CPF pour financer une formation. Il faut votre accord. » Un prestataire qui présente le CPF comme la solution de financement d’un projet collectif décrit en réalité une collecte d’accords individuels.

**Mon entreprise peut-elle passer par son opérateur de compétences ?**

C’est la voie normale du financement de la formation en France, avec une limite structurelle : les fonds mutualisés sont réservés aux entreprises de 49 salariés au plus. Au-delà de ce seuil, la conversation avec l’opérateur porte sur d’autres leviers, qui varient selon la branche professionnelle. Le plan de développement des compétences, régi par l’article L6321-1 du code du travail, n’est pas une aide : c’est le cadre de la formation à l’initiative de l’employeur, à sa charge.

**Existe-t-il des aides régionales pour la formation à l’IA ?**

Nous ne pouvons ni l’affirmer ni le nier à l’échelle nationale, et nous préférons le dire. Une aide régionale réellement tournée vers la formation intra-entreprise à l’IA a été repérée en Bourgogne-Franche-Comté, mais uniquement dans une base d’aides nationale qui indique elle-même fournir des données à titre indicatif ; elle n’a pas été vérifiée sur le site de la région, donc nous n’en publions ni le taux ni les conditions. Quinze autres régions n’ont pas été examinées. La démarche utile est de poser la question directement au conseil régional.

**Le règlement IA ouvre-t-il droit à un financement de formation ?**

Non, aucun. Le règlement sur l’intelligence artificielle crée une obligation de moyens à l’article 4, qui demande de prendre des mesures pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA du personnel, et précise expressément qu’il ne contraint pas à garantir un niveau spécifique pour un individu. Il ne crée aucun guichet, aucun crédit d’impôt et aucune aide. La Commission européenne écrit par ailleurs qu’aucun certificat n’est nécessaire et qu’aucune formation obligatoire n’est imposée. (Source: Règlement (UE) 2026/1744, art. 1er, pt 5 - https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ%3AL_202601744)

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