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Voicebot IA en français conforme au RGPD : quels fournisseurs ? (CNIL, AI Act, hébergement)

Un voicebot IA en français est conforme au RGPD quand sa façon de travailler l’est : il annonce qu’il est une IA, informe l’appelant, traite les données avec un contrat écrit et ne les conserve que le temps nécessaire. Voici les huit vérifications à faire, chacune avec sa source officielle, et 15 fournisseurs de voicebots en français, avec ce que chacun déclare sur son propre site.

Publié le

Sources : EUR-Lex  ·  Légifrance  ·  CNIL  ·  Fournisseurs vérifiés le 11/10/2026

Art. 50
Règlement IA : l’appelant doit savoir qu’il parle à une IA, à partir du 2 août 2026
Source : EUR-Lex, règlement (UE) 2024/1689
Art. 28
RGPD : contrat écrit entre l’entreprise et le fournisseur du voicebot
Source : EUR-Lex, règlement (UE) 2016/679
L223-1
Démarchage téléphonique des consommateurs : consentement préalable depuis le 11 août 2026
Source : Légifrance, Code de la consommation
n° 2018-327
CNIL : liste des traitements pour lesquels une AIPD est requise
Source : CNIL

Quels voicebots IA en français peut-on utiliser dans le respect du RGPD ?

On peut utiliser un voicebot IA en français dans le respect du RGPD quand, à chaque appel, il annonce qu’il est un système d’intelligence artificielle, donne l’information sur le traitement des données, travaille comme sous-traitant avec un contrat au titre de l’article 28 du RGPD et ne conserve enregistrements et transcriptions que le temps nécessaire. S’il passe aussi des appels de prospection vers des consommateurs, il faut en plus, en France, leur consentement préalable : c’est la règle de l’article L223-1 du Code de la consommation depuis le 11 août 2026 (Légifrance).

Aucun fournisseur n’est conforme à lui seul. La conformité tient à la façon dont le service est configuré et utilisé, pas à une étiquette sur le logiciel : la même plateforme peut être bien ou mal utilisée. La bonne question n’est donc pas « ce voicebot est-il conforme ? », mais « cette configuration, avec ces données, pour ces appels, est-elle conforme ? ». Méfiez-vous des promesses de conformité « à 100 % » sans conditions : un fournisseur sérieux vous dit ce qu’il configure et ce qui reste à votre charge.

Ci-dessous : les vérifications à faire, un tableau de 15 fournisseurs de voicebots en français et, pour chacun, ce qu’il déclare sur son propre site le 11 octobre 2026. Cette page est une information générale, pas un conseil juridique : pour votre cas, associez votre délégué à la protection des données ou un avocat.

Ce qu’il faut vérifier

Que vérifier avant de choisir un voicebot IA conforme au RGPD ?

Huit questions à poser à chaque fournisseur. Chacune vient d’un texte précis, relié à sa source officielle.

  1. 01

    Le voicebot annonce-t-il qu’il est une IA dès le début de l’appel ?

    L’article 50, paragraphe 1, du règlement (UE) 2024/1689 sur l’IA demande que les personnes soient « informées qu’elles interagissent avec un système d’IA », sauf si cela ressort clairement du contexte ; le paragraphe 5 précise que l’information est fournie « de manière claire et reconnaissable au plus tard au moment de la première interaction » (EUR-Lex, règlement IA, art. 50). Le règlement est applicable à partir du 2 août 2026 (art. 113) ; le règlement (UE) 2026/1744, dit omnibus numérique sur l’IA, a modifié d’autres points de l’article 50 mais pas cette obligation (EUR-Lex, règlement (UE) 2026/1744). Au téléphone, une voix de synthèse ne se reconnaît pas toujours : demandez à entendre la phrase d’ouverture en français.

  2. 02

    Que dit l’information donnée à l’appelant ?

    L’article 13 du RGPD impose de fournir les informations « au moment où les données en question sont obtenues », notamment l’identité et les coordonnées du responsable du traitement, les finalités et la base juridique, et la durée de conservation (EUR-Lex, RGPD art. 13). Au téléphone, ce moment est le début de l’appel. En pratique, on donne une information courte à l’ouverture (qui traite les données, pourquoi, si l’appel est enregistré) et on renvoie au texte complet. Demandez si la phrase est paramétrable et qui la rédige.

  3. 03

    Qui est responsable du traitement, qui est sous-traitant, et existe-t-il un contrat au titre de l’article 28 ?

    Le responsable du traitement « détermine les finalités et les moyens du traitement », le sous-traitant traite les données « pour le compte du responsable du traitement » (RGPD art. 4, points 7 et 8). En général, l’entreprise qui utilise le voicebot est responsable du traitement et le fournisseur est sous-traitant ; en marque blanche, c’est le plus souvent l’agence ou l’entreprise cliente qui décide pourquoi on appelle, mais la répartition dépend des faits et doit être écrite. L’article 28 exige un contrat au contenu précis (paragraphe 3) et l’autorisation écrite du responsable du traitement avant que le fournisseur recrute d’autres sous-traitants (paragraphe 2). Demandez le DPA et la liste des sous-traitants.

  4. 04

    Où les données sont-elles traitées, étape par étape ?

    La voix de l’appelant passe par plusieurs étapes : téléphonie, transcription, modèle de langage, synthèse vocale, stockage. Si l’une d’elles a lieu hors de l’UE, le transfert doit respecter le chapitre V du RGPD (art. 44 et suivants, par exemple une décision d’adéquation ou des clauses types de protection des données), et l’information à l’appelant doit le mentionner (art. 13, paragraphe 1, point f) (EUR-Lex, RGPD). Demandez où se déroule chaque étape, pas seulement où se trouve le serveur principal.

  5. 05

    Combien de temps les enregistrements et transcriptions sont-ils conservés ?

    Le principe de limitation de la conservation veut que les données soient conservées « pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire au regard des finalités » (RGPD art. 5, paragraphe 1, point e). Le RGPD ne fixe pas de nombre de jours : c’est le responsable du traitement qui décide, l’indique dans l’information (art. 13, paragraphe 2, point a) et, dans la mesure du possible, dans son registre (art. 30). Vérifiez que la durée est paramétrable et que l’effacement est automatique.

  6. 06

    Le voicebot traite-t-il des données de santé ou des empreintes vocales ?

    Les données concernant la santé sont une catégorie particulière (RGPD art. 9, paragraphe 1) : dans un cabinet ou une clinique, un appel en contient souvent. La voix devient une donnée biométrique lorsqu’elle résulte d’un « traitement technique spécifique » qui permet ou confirme l’identification unique de la personne (art. 4, point 14). Demandez au fournisseur si le voicebot crée des empreintes vocales pour reconnaître les appelants, et, pour la santé, où sont hébergées les données.

  7. 07

    Faut-il une analyse d’impact (AIPD) ?

    L’article 35 du RGPD impose une analyse d’impact avant un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé, « en particulier par le recours à de nouvelles technologies ». La CNIL a adopté une liste de quatorze types de traitements pour lesquels une AIPD est requise (délibération n° 2018-327), dont les traitements de données de santé mis en œuvre par les établissements de santé ou médico-sociaux et les traitements de données biométriques visant à identifier une personne de manière unique lorsque des personnes vulnérables sont concernées ; la liste n’est pas exhaustive (CNIL, liste des traitements soumis à AIPD). Le fournisseur, comme sous-traitant, doit vous aider dans cette analyse (RGPD art. 28, paragraphe 3, point f).

  8. 08

    Le voicebot passe-t-il des appels de prospection sortants ?

    Depuis le 11 août 2026, il est interdit de démarcher par téléphone un consommateur qui n’a pas exprimé au préalable son consentement, et c’est au professionnel de prouver ce consentement (Code de la consommation, art. L223-1, dans sa rédaction issue de l’article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025) ; la loi s’appuyait auparavant sur la liste d’opposition Bloctel. Selon la CNIL, le consentement vaut au plus un an, sa preuve se conserve trois ans, et les appels ont lieu du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h, sauf accord du consommateur (CNIL, prospection par téléphone). Un voicebot qui appelle sans opérateur peut en outre relever de l’article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques, qui interdit la prospection directe par système automatisé vers une personne physique sans son consentement préalable (Légifrance, CPCE art. L34-5).

Reste la vérification la plus simple : écouter le voicebot. Une démo en direct vous fait entendre comment il se présente, ce qu’il dit des données et comment il passe l’appel à une personne. Dans le tableau ci-dessous, la colonne « Démo en direct dans le navigateur » indique où c’est possible sans inscription.

Fournisseurs comparés

Quels fournisseurs proposent un voicebot IA en français, et que déclarent-ils sur les données ?

AInora a écrit cette page et figure donc en premier ; les autres fournisseurs suivent par ordre alphabétique, sans classement. Pour chacun, nous reprenons uniquement ce qu’il déclare sur son propre site, vérifié le 11/10/2026. « Non indiqué » signifie que nous ne l’avons pas trouvé sur les pages consultées, pas que le fournisseur ne le fait pas.

FournisseurSiègeDonnées hébergées où (selon l’éditeur)DPA (selon l’éditeur)Annonce de l’IA, AI Act art. 50 (selon l’éditeur)Prix publié (11/10/2026)Démo en direct dans le navigateur
AInoraVilnius, Lituanie (UE)Serveurs en Allemagne et en Finlande ; configuration standard : appels traités dans l’UE et aux États-Unis dans le cadre du RGPD (Data Privacy Framework, clauses contractuelles types) ; configuration 100 % UE sur demandeOui, avec chaque client, en tant que sous-traitant ; la liste des sous-traitants figure dans le DPAL’agent dit qu’il est une IA dès sa première phrase (AI Act art. 50) ; avertissement en début d’appel quand la conversation est enregistréeTarif individuel, établi après un appelOui, sans inscription
AirAgentParis (SAS)Non indiqué ; la politique de confidentialité prévoit des destinataires possibles hors EEE avec des « garanties appropriées »Non indiqué sur les pages consultéesNon indiquée89 € à 499 € HT/mois + 0,30 à 0,21 €/minNon (essai après inscription, démo sur rendez-vous)
Axialys (Voice Pilot)France (Axialys SAS)Datacenters en France ; « traitement vocal 100 % hébergé en France »Non indiqué sur la page du produitNon indiquéeNon publiéNon (numéro de démo, appels réels enregistrés)
DentalCall IALevallois-Perret (groupe ENPS / Webdentiste)Hébergement HDS, données de santé en FranceNon indiqué sur les pages consultéesNon indiquée29 € TTC par praticien et par mois + forfait dès 60 € TTCNon (numéro de démo, appel enregistré)
DyduBordeaux« Données hébergées en France »Non indiqué sur la page du voicebotNon indiquéeNon publiéNon (démo sur demande)
ElevenLabsNew York, États-UnisRésidence des données aux États-Unis, dans l’UE ou en Inde avec l’offre EnterpriseNon indiqué sur les pages consultéesNon indiquéeDe 0 $ (15 min) à 990 $/mois ; modèle de langage en plusOui, sans inscription (accès au micro)
FonioVienne, Autriche (fonio GmbH)Non indiqué sur les pages consultéesDPA cité parmi les adaptations contractuelles de l’offre EnterpriseBadge « Conforme à l’EU AI Act »Dès 119 €/mois hors TVA (1 000 min)Non (numéro de démo, démo sur rendez-vous)
IPContact GroupMeyreuil (Aix-en-Provence)Infrastructures hébergées en France ; « les données vocales de vos appelants ne transitent pas hors du territoire national » ; exigences HDS pour la santéNon indiquéNon indiquéeNon publié (devis)Non (démo sur demande, pilote)
LivoxiaParis« Hébergement en France » (FAQ) ; mentions légales : base de données chez Neon, région FrancfortNon indiquéNon indiquée199 € ou 299 €/mois + 0,29 €/minNon (rappel sur votre téléphone)
Retell AIÉtats-UnisDéclare ne pas opérer de services dans l’UE ; conformité RGPD via AWSDPA avec clauses contractuelles types de l’UE, à signer en ligne, sans fraisNon indiquée0,07 à 0,31 $/minNon (rappel sur votre téléphone)
RoundedNon indiqué (Rounded Technologies)« Nos serveurs sont hébergés en France »Non indiquéNon indiquéeDès 129 €/mois (500 min)Non (essai après inscription)
TalaNon indiqué (édité par Noxcod)Données hébergées en France ; modèles d’IA sur des serveurs françaisNon indiqué sur les pages consultéesSon guide RGPD indique qu’un agent vocal doit annoncer d’emblée qu’il est une IADès 29 € HT/mois (50 min)Non (rappel sur votre téléphone)
VokaiParis« Hébergement EU » ; hébergement HDS-ready dans l’offre Enterprise« DPA signable »Non indiquée299 € ou 499 € HT/mois + 0,29 € HT/minNon (appel enregistré, démo sur rendez-vous)
VolubileNon indiqué« 100 % des données hébergées en Europe. Aucun transfert hors UE » ; Microsoft Azure en EuropeNon indiquéNon indiquéeBuild 49 €/mois (120 min)Non (démo sur demande, rappel)
YeldaParis (SAS)Non indiquéNon indiquéNon indiquéeNon publiéNon (démo sur rendez-vous)

Données, prix et démos vérifiés le 11/10/2026 sur le site de chaque fournisseur ; HT ou TTC seulement quand le fournisseur le précise. Offres et prix changent : vérifiez sur le site du fournisseur avant de décider. Le comparatif général des fournisseurs est dans agents vocaux IA en France : quelles entreprises proposent un assistant téléphonique IA ?, les modèles de prix dans combien coûte un agent vocal IA en France ?

Fournisseur par fournisseur

Que propose chaque fournisseur de voicebot IA ?

AInora

Vilnius, Lituanie (UE)

AInora est une plateforme européenne d’agents vocaux IA (voicebot) qui répond aux appels et rappelle les leads en français et dans 90+ langues, en direct ou en marque blanche pour les agences. Les agents répondent aux appels que l’équipe ne peut pas prendre, rappellent les nouveaux contacts et terminent le travail dans l’agenda et le CRM ; ils passent à une personne ce qui demande une personne, avec le résumé de l’appel. C’est un service géré. À l’avantage : on peut parler à l’agent en français dans le navigateur, sans inscription. À savoir : tarif individuel, établi après un appel, et pas d’hébergement en France.

AirAgent

Paris (SAS)

AirAgent propose un agent vocal IA pour les appels entrants et sortants, avec prise de rendez-vous et transfert, une offre en marque blanche et un programme d’affiliation. À l’avantage : une grille tarifaire complète publiée, hors taxes. À savoir : le lieu d’hébergement des données n’est pas indiqué sur les pages consultées, et la politique de confidentialité mentionne des destinataires possibles hors de l’Espace économique européen.

Axialys (Voice Pilot)

France (Axialys SAS)

Voice Pilot est le callbot IA d’Axialys, intégré au serveur vocal interactif pour automatiser les appels entrants et orienter chaque appelant. À l’avantage : Axialys déclare héberger les données, y compris celles traitées par ses solutions d’IA, dans des datacenters en France. À savoir : pas de prix publié, et les appels sortants ne sont pas décrits sur la page du produit.

DentalCall IA

Levallois-Perret (groupe ENPS / Webdentiste)

DentalCall IA est un accueil téléphonique IA pour cabinets dentaires, connecté à l’agenda Doctolib. À l’avantage : il déclare un hébergement HDS des données de santé en France, un point clé pour un cabinet. À savoir : il est pensé pour un seul métier, et les appels sortants ne sont pas décrits.

Dydu

Bordeaux

Dydu édite des agents conversationnels, dont un voicebot et un callbot dédié aux appels. À l’avantage : il déclare des données hébergées en France, en mettant la sécurité et le RGPD en avant. À savoir : ni prix ni liste de langues sur la page du voicebot.

ElevenLabs

New York, États-Unis

ElevenLabs propose ElevenAgents, une plateforme pour construire des agents vocaux qui répondent et appellent, en 90+ langues déclarées. À l’avantage : démo en direct dans le navigateur et offre gratuite pour tester. À savoir : la résidence des données dans l’UE fait partie de l’offre Enterprise, et la configuration (y compris la phrase d’annonce de l’IA) reste à votre charge.

Fonio

Vienne, Autriche (fonio GmbH)

Fonio propose un assistant téléphonique IA pour PME, avec des forfaits à minutes incluses. À l’avantage : des prix publiés clairs, hors TVA, et une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours. À savoir : le lieu de stockage des données n’est pas indiqué sur les pages consultées.

IPContact Group

Meyreuil (Aix-en-Provence)

IPContact Group déploie des voicebots IA dans les centres de contact (santé, services publics, industrie), avec un modèle hybride IA et humain. À l’avantage : il déclare une infrastructure en France, des données vocales qui restent sur le territoire national et les exigences HDS pour la santé. À savoir : pas de prix publié ni de démo en libre accès.

Livoxia

Paris

Livoxia propose un agent et un standard téléphonique IA, en français, arabe et anglais. À l’avantage : prix publiés simples et chiffrement au repos et en transit annoncé. À savoir : la FAQ annonce un hébergement en France tandis que les mentions légales placent la base de données à Francfort : demandez la répartition exacte.

Retell AI

États-Unis

Retell AI est une plateforme pour construire des agents vocaux IA, avec une page dédiée au français. À l’avantage : un DPA incluant les clauses contractuelles types de l’UE, disponible en libre-service. À savoir : sa documentation indique qu’il n’opère pas de services dans l’Union européenne.

Rounded

Non indiqué (Rounded Technologies)

Rounded propose des agents téléphoniques IA pour l’accueil, le rappel des leads et les campagnes sortantes, en 30+ langues. À l’avantage : serveurs déclarés en France et forfaits publiés. À savoir : la page tarifs affiche deux prix différents pour la minute supplémentaire.

Tala

Non indiqué (édité par Noxcod)

Tala est un agent vocal IA d’accueil téléphonique, avec des campagnes sortantes et une offre en marque blanche. À l’avantage : données et modèles d’IA déclarés sur des serveurs français, et un prix d’entrée bas. À savoir : les langues parlées ne sont pas indiquées.

Vokai

Paris

Vokai propose un standard téléphonique IA pour PME et un agent sortant de qualification B2B, en neuf langues. À l’avantage : sa FAQ annonce un DPA signable, un chiffrement en transit et au repos et l’anonymisation des enregistrements après 6 mois par défaut. À savoir : base mensuelle de 299 € HT minimum.

Volubile

Non indiqué

Volubile propose un agent IA vocal pour l’accueil, la relance et la prospection, en 50+ langues. À l’avantage : il déclare toutes les données hébergées en Europe, sur Microsoft Azure. À savoir : la page tarifs et la FAQ ne donnent pas les mêmes informations sur l’offre Entreprise.

Yelda

Paris (SAS)

Yelda édite des callbots et voicebots pour la relation client, avec l’objectif annoncé d’automatiser plus de la moitié des appels entrants. À l’avantage : une démo sur mesure et un simulateur de ROI. À savoir : pas d’information sur l’hébergement des données ni de prix sur les pages consultées.

Sources des fournisseurs, lues le 11/10/2026 : en plus des pages liées dans les titres, politique de confidentialité d’AirAgent, mentions légales de Livoxia, documentation conformité de Retell, guide RGPD de Tala, tarifs de Fonio.

Où se situe AInora

Quand choisir AInora comme fournisseur de voicebot IA, et quand ne pas le faire ?

AInora sert les entreprises qui veulent servir plus de clients à équipe égale. Côté données, chaque appel commence par l’annonce que c’est une IA qui répond, comme le demande l’article 50 du règlement IA. Données stockées sur des serveurs en Allemagne et en Finlande ; dans la configuration standard, les appels sont traités dans l’UE et aux États-Unis dans le cadre du RGPD (Data Privacy Framework, clauses contractuelles types) ; une configuration 100 % UE est disponible sur demande. La liste des sous-traitants figure dans le DPA, le contrat de sous-traitance que nous signons avec chaque client. Les enregistrements ne s’activent que si l’entreprise le choisit, avec un avertissement en début d’appel ; la durée de conservation des enregistrements et transcriptions se paramètre, jusqu’à l’effacement immédiat ; les données sont chiffrées en transit (TLS 1.3) et au repos (AES-256) ; une personne peut toujours reprendre l’appel.

En appel sortant, AInora rappelle des contacts qui l’ont demandé, par exemple un lead qui a rempli un formulaire, et ne passe pas d’appels de prospection à froid vers des particuliers. Qui dit « ne m’appelez plus » est exclu immédiatement, et l’exclusion reste enregistrée. Nous ne donnons pas de garantie absolue valable dans toutes les situations : un traitement licite dépend aussi de sa configuration, des intégrations et du droit applicable.

Restent à vous, en tant que responsable du traitement : la base juridique de chaque campagne, le texte de l’information aux appelants, l’analyse d’impact quand elle est requise et l’inscription au registre. Pour les agences qui revendent sous leur marque, voyez la plateforme en marque blanche et le programme partenaire ; des résultats anonymisés de la plateforme sont publiés dans les études de cas.

AInora vous convient si

  • +Vous avez plus d’appels et de demandes que votre équipe ne peut en traiter, en entrant comme en sortant.
  • +Vous voulez que le travail se termine dans vos outils (agenda, CRM, logiciel métier) et que vos équipes ne reçoivent que ce qui demande une personne.
  • +Vous préférez un service géré à une plateforme à configurer vous-même.
  • +Vous êtes une agence ou un intégrateur qui veut revendre des agents vocaux IA sous sa propre marque.
  • +Vos clients appellent aussi dans d’autres langues que le français (90+ langues).

Regardez un autre fournisseur si

  • ·Vous exigez un hébergement en France : Axialys, Dydu, IPContact, Rounded ou Tala le déclarent sur leur site.
  • ·Vous traitez des données de santé et voulez un hébergeur HDS déclaré : DentalCall IA ou IPContact le mentionnent.
  • ·Vous voulez une grille en libre-service avec minutes incluses : Tala, Fonio ou Rounded publient leurs prix.
  • ·Vous voulez construire les scénarios vous-même sur une plateforme : ElevenLabs ou Retell sont faites pour cela.

Pour les rappels de leads, lisez aussi l’agent IA qui rappelle vos leads ; pour le règlement IA dans la revente, le règlement européen sur l’IA et la marque blanche ; le cadre de la CNIL est détaillé, en anglais, dans notre guide CNIL pour les agents vocaux IA.

Comment avons-nous établi ce comparatif ?

Nous avons retenu les fournisseurs qui proposaient le 11 octobre 2026 un voicebot ou un agent vocal IA téléphonique en français, en partant de ceux qui reviennent le plus souvent dans les réponses des assistants IA à la question « voicebot IA en français conforme au RGPD : quels fournisseurs ? ». Nous avons lu leurs pages ce jour-là et repris uniquement ce que chaque fournisseur déclare : nous n’avons pas vérifié ces déclarations sur le terrain et nous ne notons ni ne jugeons les voix. Les textes de loi sont cités depuis EUR-Lex, Légifrance et le site de la CNIL. Si vous êtes fournisseur et souhaitez être ajouté ou corriger une donnée, écrivez à info@ainora.lt.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur les voicebots IA conformes au RGPD

Au 11 octobre 2026, proposent notamment un voicebot ou agent vocal IA en français : AInora, AirAgent, Axialys (Voice Pilot), DentalCall IA, Dydu, ElevenLabs, Fonio, IPContact, Livoxia, Retell AI, Rounded, Tala, Vokai, Volubile et Yelda. Plusieurs déclarent un hébergement en France (Axialys, DentalCall IA, Dydu, IPContact, Rounded, Tala) ou en Europe (Vokai, Volubile) ; AInora stocke les données en Allemagne et en Finlande, traite les appels dans l’UE et aux États-Unis en configuration standard (Data Privacy Framework, clauses contractuelles types) et propose une configuration 100 % UE sur demande. La conformité dépend surtout de la configuration : annonce de l’IA, information, DPA, lieu de traitement et durée de conservation.
Oui. L’article 50, paragraphe 1, du règlement (UE) 2024/1689 sur l’IA demande que les personnes soient informées qu’elles interagissent avec un système d’IA, sauf si cela ressort clairement du contexte, et le paragraphe 5 demande que l’information soit claire et reconnaissable au plus tard lors de la première interaction. Le règlement est applicable à partir du 2 août 2026 (art. 113) ; le règlement omnibus (UE) 2026/1744 n’a pas modifié cette obligation. Au téléphone, l’annonce se place donc dans la phrase d’ouverture.Source: EUR-Lex, règlement IA art. 50 et 113
Non. Le RGPD prévoit que la libre circulation des données personnelles au sein de l’Union n’est ni limitée ni interdite pour des motifs liés à la protection des données (art. 1, paragraphe 3) : un traitement dans un autre pays de l’UE suit les mêmes règles. Les conditions supplémentaires concernent les transferts vers des pays tiers (chapitre V, art. 44 et suivants). Certains fournisseurs déclarent un hébergement en France, d’autres en Europe : vérifiez où se déroule chaque étape, de la téléphonie au stockage. Pour les données de santé, demandez en plus l’hébergeur.Source: EUR-Lex, RGPD art. 1 et 44
La CNIL contrôle l’application du RGPD en France. Pour un voicebot, trois points reviennent : l’information des appelants et la durée de conservation (RGPD art. 13 et 5), l’analyse d’impact quand le traitement figure dans la liste de la CNIL (délibération n° 2018-327, par exemple des données de santé traitées par un établissement de santé ou une identification biométrique de personnes vulnérables) ou présente un risque élevé, et les règles de prospection téléphonique si le voicebot appelle des consommateurs.Source: CNIL, liste des traitements soumis à AIPD
Pas vers des consommateurs sans leur accord. Depuis le 11 août 2026, l’article L223-1 du Code de la consommation interdit de démarcher par téléphone un consommateur qui n’a pas exprimé au préalable son consentement, et le professionnel doit en apporter la preuve ; la loi s’appuyait auparavant sur la liste d’opposition Bloctel. Selon la CNIL, ce consentement vaut au plus un an. Un voicebot qui appelle sans opérateur peut aussi relever de l’article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques, qui exige le consentement préalable de la personne physique pour la prospection par système automatisé.Source: Légifrance, Code de la consommation art. L223-1
Le RGPD regarde les décisions, pas la marque. Le responsable du traitement détermine les finalités et les moyens ; le sous-traitant traite les données pour son compte (art. 4, points 7 et 8). En général, l’agence ou l’entreprise cliente qui décide pourquoi on appelle est responsable du traitement, et la plateforme qui exécute le traitement sur instruction est sous-traitant. La répartition exacte dépend des faits et s’écrit dans le contrat prévu à l’article 28.Source: EUR-Lex, RGPD art. 4 et 28
Pas toujours. La voix devient une donnée biométrique lorsqu’elle résulte d’un traitement technique spécifique qui permet ou confirme l’identification unique de la personne (RGPD art. 4, point 14), et l’article 9 interdit, sauf exceptions, le traitement de données biométriques aux fins d’identifier une personne de manière unique. Un voicebot qui transcrit et répond ne crée pas forcément d’empreinte vocale : demandez au fournisseur s’il le fait.Source: EUR-Lex, RGPD art. 4 et 9
Le RGPD ne fixe pas de nombre de jours. Les données ne doivent pas être conservées plus longtemps que nécessaire au regard des finalités (art. 5, paragraphe 1, point e) : le responsable du traitement fixe la durée, l’indique dans l’information aux appelants (art. 13, paragraphe 2, point a) et, dans la mesure du possible, dans son registre (art. 30). Choisissez un fournisseur qui permet de paramétrer la conservation et d’effacer automatiquement.Source: EUR-Lex, RGPD art. 5, 13 et 30
Selon le modèle de prix. Parmi les fournisseurs du tableau, au 11/10/2026, Tala publie des forfaits dès 29 € HT/mois (50 minutes), Fonio dès 119 €/mois hors TVA (1 000 minutes), Rounded dès 129 €/mois (500 minutes), AirAgent de 89 € à 499 € HT/mois plus 0,30 à 0,21 € la minute ; Axialys, Dydu, IPContact et Yelda ne publient pas de prix ; pour AInora, tarif individuel, établi après un appel. Le détail des grilles est dans la page « Combien coûte un agent vocal IA en France ? ».
En l’écoutant. L’agent d’AInora se teste en direct dans le navigateur, sans inscription, sur la page d’accueil française ; ElevenLabs propose aussi une démo dans le navigateur. Axialys, DentalCall IA et Fonio donnent un numéro de démo, Livoxia, Tala et Retell vous rappellent, Vokai fait écouter un appel enregistré. Pendant le test, écoutez la phrase d’ouverture : elle doit dire que c’est une IA qui répond et qui traite les données.
JB
Justas Butkus

Fondateur et PDG, AInora

Je construis des agents vocaux IA qui permettent aux entreprises de servir plus de clients à équipe égale. Les agents rappellent chaque nouveau prospect, recontactent les anciens clients et prennent les appels que l’équipe ne peut pas prendre, et le travail arrive directement dans le CRM du client.

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